Comment procéder à une évaluation d’entreprise ?

L’évaluation d’entreprise : sujet sensible. Comment valoriser la société dans laquelle j’ai investi plusieurs années d’efforts, de finances et d’idées. Ou encore, combien vaudra-t-elle quand je souhaiterais passer à autre chose ?

Entrepreneurs et patrons de PME se demandent souvent ce que vaut leur travail.

La question de l’évaluation de l’entreprise se pose évidemment dans le cadre de sa cession.

Mais aussi lorsque l’on souhaite la faire évoluer, soit en empruntant dans le cadre d’un développement à venir, soit lorsque l’on souhaite associer de nouvelles personnes, voire ses salariés au projet.

Il existe une littérature très prolixe sur internet qui évoque de nombreuses méthodes d’évaluation ou de valorisation de l’entreprise. On trouve également des logiciels de calcul. Mais le problème est que le prix dépend avant tout d’une négociation entre un acquéreur et un vendeur, ayant chacun des aspirations et des objectifs différents. Bref, il s’agit en premier lieu d’un prix de marché… D’où la nécessité de préparer ses arguments.

Plusieurs méthodes peuvent être adoptées, et pondérées selon le type d’entreprise et le modèle économique :

  • Les méthodes d’évaluation d’entreprise « patrimoniales » : l’actif net comptable, ou l’actif net comptable corrigé

    • Ces méthodes reposent sur le bilan de l’entreprise, et particulièrement les actifs qu’elle possède, corrigés pour approcher de leur valeur vénale et des dettes qu’elle pourrait avoir.
    • Cette méthode a plus de pertinence pour les entreprises disposant de beaucoup de biens (biens immobiliers ou fonds de commerce, ou encore équipement industriel), mais ne tient pas suffisamment compte de l’exploitation ou de la rentabilité de la société, et encore moins de l’avenir ;
  • Les méthodes d’évaluation de l’entreprise « des multiples » : basées sur des indicateurs que l’on multiplie

    • Les indicateurs sont les suivants :
      • EBE (excédent brut d’exploitation) ; mesure de la rentabilité de l’exploitation en dehors de la problématique de son financement ;
      • Résultat (résultat avant impôts et charges exceptionnelles) ; mesure-lui aussi la rentabilité de l’activité courante, mais en tenant compte des coûts liés au financement de celle-ci ;
      • Chiffre d’Affaires : plus souvent utilisé pour les fonds de commerce, cette méthode se base sur la pratique dans certains secteurs, où la rentabilité et le marché sont largement maîtrisés.
      • Résultat net, et autres …
    • Ces méthodes sont très simples et plus utilisées dans des secteurs très balisés. Il est à noter que cela ne tient compte que des performances passées. Elles n’intègrent pas du tout ce qui est à venir…. Et indirectement le patrimoine ;
  • Les méthodes d’évaluation de l’entreprise « d’actualisation des flux » : Le principe est de faire un calcul actuariel des flux à venir de l’entreprise

    • Cette méthode est celle qui est recommandée par les impôts. Elle est particulièrement adaptée pour les entreprises ayant la volonté de faire un appel public à l’épargne. Les investisseurs s’intéressent exclusivement à ce que va leur rapporter leur investissement…
    • C’est également la méthode préconisée de plus en plus par l’administration fiscale. Elle permet de valoriser à la date d’aujourd’hui la performance escomptée de l’entreprise. Cette dernière s’intéresse effectivement à ce que l’activité de la société va lui rapporter, sachant qu’elle a déjà retiré le fruit de l’activité passée…

La compilation et la pondération de ces méthodes représentent le point le plus délicat.

Il convient en effet d’accorder plus de poids à l’évaluation qui fait le plus de sens. L’acheteur ou l’investisseur favorisera les indicateurs de performance future a priori, mais doit garder en tête la structure patrimoniale s’il envisage de se séparer de certains des ces actifs.

Il faut effectivement dans le cadre d’un achat, savoir ce que l’on veut vraiment acheter (cela peut être un brevet, des méthodes, une marque, un savoir-faire, un portefeuille de clientèle, un outil industriel, ou encore simplement une activité professionnelle…).

La pratique nous amène par défaut à équilibrer les trois méthodes, et accorder, selon les situations, un poids supplémentaire (coefficient de 1.2 contre 1) à la méthode la plus en ligne avec la structure de l’entreprise.

Quoi qu’il en soit, pour que l’évaluation soit la plus pertinente, échanger avec un professionnel à ce sujet, et clarifier les objectifs est toujours la bonne méthode.

 

Pour en savoir plus

www.business-excellence-360.com ou contactez-nous au 01 55 60 07 80 ou en remplissant le formulaire ci-dessous :

Read More

Trouver le bon associé : impossible ?

Mieux vaut être seul que mal accompagné. Certains ont amèrement regretté de ne pas avoir mis en pratique cet adage. Et pourtant…

Que de fois nous avons conseillé à des entrepreneurs, ou des paires d’entrepreneurs de sécuriser leur partenariat, voire de se poser franchement la question de la pérennité d’une association.

Voici quelques précautions à mettre en oeuvre avant de s’associer avec quelqu’un :

  • Rechercher la complémentarité

    S’il est plus facile de trouver des gens qui nous ressemblent et de s’entendre avec eux, ce n’est pas toujours comme cela que l’on peut construire des partenariats solides et profitables. La bonne démarche consiste souvent à trouver quelqu’un qui dispose des capacités que vous n’avez pas, de façon à ce que l’équipe formée dispose de toutes les ressources les plus optimales avec le moins de doublons possibles, et des approches différentes. Il va sans dire que dans les capacités sont incluses le temps et l’argent !!!Trouver un bon associé : impossible ?

  • Trouver le bon équilibre

    Cela semble tomber sous le sens. Mais ce n’est pas si simple à mettre en oeuvre. Comment valoriser l’apport de chacun, et comment répartir le pouvoir et la participation de chacun dans les résultats à venir.
    On ne sait pas encore si l’entreprise va marcher.
    On ne sait pas quels vont être les bénéfices à venir, ni la richesse créée.
    Cependant il est crucial d’évoquer tout cela en amont et de trouver un équilibre entre les pouvoirs et les capacités de chacun pour que le projet démarre dans de bonnes conditions.

  • Rédiger un pacte d’associés

    C’est un passage indispensable. Des amis d’enfance se sont séparés dans la douleur pour ne l’avoir pas fait !
    Il s’agit ni plus ni moins de prévoir dès avant de commencer les conditions de fonctionnement, et de résoudre les litiges avant qu’ils se présentent. L’avantage : dépassionner le débat.
    Il permet de tout clarifier d’avance.

Bien entendu nous mettons à votre disposition nos compétences pour la réalisation de ce genre de document.

Externalisation des tâches les moins rentables. Est-ce la solution ?

Pour faire face à un besoin de ressources complémentaires du fait du développement de votre entreprise, ou d’un fonctionnement inhabituel, quelle est la manière la plus efficace de répondre ?

Faut-il développer de nouvelles compétences en interne, et y affecter des ressources, ou avoir recours à des prestataires externes ?

La réponse n’est jamais simple. Surtout quand la société est en phase de démarrage.

Plusieurs éléments permettent de construire la meilleure réponse :

  • La première question est de savoir si des ressources sont disponibles en interne. Il serait effectivement pertinent de faire en interne et sans coût supplémentaire ce qui, externalisé risque de coûter cher ;
  • S’agit-il d’une activité stratégique. si c’est le cas, mieux vaut acquérir les compétences en interne pour garder la maîtrise des éléments les plus déterminants pour le développement de l’entité ;
  • Ne pas confondre capacité et ressources disponibles : il se trouve souvent que dans les petites structures, certains peuvent avoir de réelles capacités non exploitées. Cela ne veut pas dire que la ressource est disponible ! elle peut le devenir. Le collaborateur qui dispose de ces compétences a peut-être d’autres tâches qui pourraient être réaffectées.
  • La réelle question qui se pose est la rentabilité, ou la réduction du coût de fonctionnement. Certaines missions gagnent à être confiées à un externe, qui va générer une meilleur rentabilité sur une mission donnée… A l’inverse, le coût de certaines taches se trouverait accru du fait de l’externalisation, sans générer d’avantage particulier pour justifier le coût.

    Vous souhaitez en savoir plus et avoir des éléments de réponse concernant votre situation, contactez-nous.

 

 

%d blogueurs aiment cette page :